Tout savoir sur la giardiose chez le chien et comment la prévenir

découvrez tout ce qu'il faut savoir sur la giardiose chez le chien : symptômes, traitement et conseils pratiques pour prévenir cette infection parasitaire et protéger la santé de votre animal.

Giardiose : un nom qui sonne comme un sortilège mais qui cache une réalité très concrète pour les propriétaires de chien. Infection intestinale fréquente, la giardiose s’installe lorsqu’un parasite intestinal nommé Giardia franchit la barrière de la bouche et trouve un terrain favorable dans l’intestin. Les conséquences vont de la simple perturbation du transit à une diarrhée chronique, en particulier chez les chiots et les animaux fragiles. Comprendre le cycle du parasite, les facteurs de risque — comme l’eau contaminée — et les gestes d’hygiène à appliquer permet non seulement de traiter l’infection mais aussi de réduire les risques de transmission, y compris à l’humain. Ce dossier propose des repères concrets, des étapes pratiques et des alternatives adaptées aux contraintes du quotidien afin que la prévention reste efficace sans être anxiogène.

En bref :

  • Giardiose = infection parasitaire intestinale provoquée par Giardia, transmissible à l’homme (zoonose).
  • Signes fréquents : diarrhée intermittente ou persistante, vomissements, amaigrissement, fatigue.
  • Diagnostic : analyses de selles (coproscopie, ELISA, PCR) ; seul le vétérinaire prescrit le traitement.
  • Traitements usuels : métronidazole, fenbendazole (posologies adaptées par le vétérinaire).
  • Prévention : hygiène stricte, eau propre, nettoyage des zones de vie, soutien de la flore (probiotiques).

Comprendre la giardiose chez le chien : cycle, forme du parasite et modes de contamination

La giardiose est une infection intestinale causée par un protozoaire, le plus souvent Giardia duodenalis (aussi appelé Giardia intestinalis). Ce petit parasite unicellulaire existe sous deux formes : le trophozoïte, actif et mobile dans l’intestin, et le kyste, forme résistante excrétée dans les selles. Les kystes sont les véritables vecteurs de transmission : ingérés via de l’eau contaminée, des surfaces souillées ou des matières fécales, ils peuvent survivre dans l’environnement de plusieurs jours à plusieurs semaines, surtout en conditions humides. Pour le maître, cela signifie que la contamination est souvent indirecte et parfois discrète.

Le cycle d’infection est simple et rapide. Après ingestion d’un nombre suffisant de kystes, ceux-ci s’ouvrent dans l’intestin grêle et libèrent des trophozoïtes qui adhèrent à la muqueuse intestinale. Ils perturbent l’absorption des nutriments et modifient la flore locale, d’où les troubles digestifs observés. En général, les premiers signes cliniques apparaissent entre 3 et 25 jours après l’exposition, souvent autour de 7 à 10 jours.

Un élément clé à retenir : de nombreux chiens peuvent être porteurs asymptomatiques. Un animal qui ne présente pas de signes évidents peut néanmoins excréter des kystes et contaminer l’environnement et les autres animaux. C’est une des raisons pour lesquelles la prévention repose non seulement sur le traitement individuel mais aussi sur des mesures collectives d’hygiène.

Les sources d’exposition classiques comprennent :

  • Eau contaminée : flaques, rivières, points d’eau stagnante dans les parcs.
  • Contact avec des selles d’animaux infectés (parcs, refuges, pensions).
  • Surface souillée : gamelles, jouets, paniers mal nettoyés.

Un cas concret : Lola, une jeune golden retriever semi-urbaine, renifle souvent des flaques lors des sorties. Après une balade pluvieuse où elle a bu dans une flaque, son propriétaire remarque une diarrhée glaireuse. Quelques jours plus tard, un test de selles confirme la présence de kystes de Giardia. Ce scénario illustre la chaîne contamination-excrétion : l’eau contaminée → ingestion → kystes excrétés → risque de recontamination de l’environnement si les mesures d’hygiène ne sont pas appliquées.

Quelques données pratiques :

  • Survie des kystes : de quelques jours à plusieurs semaines selon température et humidité.
  • Période d’apparition des symptômes : souvent 7–10 jours après contamination.
  • Chiens à risque : chiots, animaux en collectivité (chenil, refuge), chiens immunodéprimés.

Limite et précaution : face à un soupçon de giardiose, le seul moyen fiable d’établir un diagnostic est l’analyse des selles par un vétérinaire. Autodiagnostiquer en se basant sur les signes seuls expose au risque de confusion avec d’autres causes de troubles digestifs (parasitose différente, intolérance alimentaire, maladie inflammatoire chronique).

Insight final : connaître le cycle et la robustesse des kystes éclaire les priorités de la prévention — nettoyer, éliminer les sources d’eau contaminée, et surveiller les jeunes animaux — et évite de sous-estimer un parasite qui sait se cacher.

Signes cliniques et diagnostic de la giardiose chez le chien : repérer la diarrhée et quand agir

La giardiose se manifeste par un tableau digestif parfois subtil. Les signes les plus fréquents sont une diarrhée persistante ou intermittente, souvent accompagnée de mucus, parfois verdâtre ou grisâtre. Des vomissements peuvent apparaître, ainsi que des ballonnements, des flatulences, une perte d’appétit et un amaigrissement progressif. Chez les chiots, le tableau peut être brutal avec une déshydratation rapide et une perte de poids marquée.

Quelques éléments concrets à observer pour décider de consulter :

  • Diarrhée qui dure plus de 48 heures ou qui revient après une amélioration.
  • Présence de mucus ou de sang dans les selles.
  • Perte d’appétit et baisse d’énergie persistantes.
  • Chiot très jeune ou chien connu pour être immunodéprimé.

Le diagnostic repose principalement sur l’analyse des selles. Plusieurs méthodes sont utilisées :

  • Coproscopie (examen microscopique) : identification des kystes ou trophozoïtes.
  • Test antigénique (ELISA) sur selles : plus sensible que la coproscopie pour détecter les antigènes de Giardia.
  • PCR : recherche du matériel génétique du parasite, utilisée en laboratoire spécialisé.

Important : en raison d’épisodes d’excrétion intermittente des kystes, il peut être nécessaire de faire plusieurs prélèvements de selles sur quelques jours pour ne pas manquer l’infection. Le vétérinaire choisira la méthode de laboratoire la plus adaptée selon l’équipement disponible et le contexte clinique.

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Étude de cas : Max, un beagle de 4 ans vivant en pension occasionnelle, présente depuis une semaine une diarrhée revenante. Le vétérinaire réalise un test ELISA, positif. Un traitement est instauré et un plan d’hygiène est recommandé pour la pension, car l’environnement y favorisait la persistance des kystes.

Repères mesurables pour le propriétaire :

  • Amélioration attendue : diminution de la fréquence des selles molles sous 48–72 heures après initiation du traitement, sans garantie (dépend du protocole).
  • Vérification de l’éradication : test de selles de contrôle 7–10 jours après la fin du traitement, selon avis vétérinaire.

Limite/Précaution : une diarrhée n’est pas automatiquement synonyme de giardiose. D’autres causes (bactéries, virus, intolérances alimentaires, parasites intestinaux comme les ascaris) doivent être envisagées. De plus, la zoonose impose des mesures pour protéger la famille : lavage des mains systématique après contact avec l’animal et gestion stricte des déjections domestiques.

Insight final : repérer des signes digestifs persistants et obtenir un diagnostic fiable évite la chronification et la propagation ; la répétition des contrôles de selles est souvent la clé pour confirmer l’éradication.

Traitements médicaux de la giardiose canine : protocoles, alternatives et précautions vétérinaires

Le traitement de la giardiose repose sur des antiparasitaires spécifiques prescrits par un vétérinaire. Les deux options médicamenteuses les plus fréquemment utilisées sont le métronidazole et le fenbendazole. Leur choix dépend de l’état clinique du chien, de l’âge, d’éventuelles contre-indications et des antécédents antibiotiques.

Posologies indicatives (à adapter par le vétérinaire) :

  • Métronidazole : environ 25 mg/kg deux fois par jour pendant 5 à 7 jours. Attention : effets secondaires possibles (troubles neurologiques à fortes doses), contre-indiqué chez certaines espèces et en combinaison avec d’autres traitements.
  • Fenbendazole : environ 50 mg/kg par jour pendant 3 à 5 jours. Bien toléré mais nécessite le respect des durées prescrites.

Parfois, les vétérinaires combinent les molécules ou prescrivent un traitement séquentiel pour maximiser les chances d’éradication. D’autres antiparasitaires (fébantel, association de molécules) peuvent être employés selon le contexte. Il est essentiel de souligner que ces informations servent de repères : la prescription exacte, la durée et le suivi sont du ressort exclusif du vétérinaire qui connaît l’historique de l’animal.

Alternative ou complément : le soutien de la flore intestinale pendant et après le traitement. Les probiotiques (souches spécifiques comme Enterococcus faecium SF68) peuvent aider à restaurer l’équilibre du microbiote et réduire la sévérité des troubles digestifs. Le complément alimentaire LAPSA DIGESTION contient des plantes digestives (artichaut, fenouil, radis noir) et des lactobacilles thermostabilisés pour favoriser un transit sain. Il peut être utile comme soutien, sans se substituer au traitement antiparasitaire.

Précautions importantes :

  • Ne jamais interrompre le traitement avant la fin prescrite, même si les symptômes s’améliorent.
  • Surveiller les effets secondaires (vomissements, léthargie, signes neurologiques chez le métronidazole à fortes doses).
  • Consulter rapidement en cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration.

Réflexion pratique : si plusieurs chiens d’une même collectivité sont affectés (refuge, pension), un plan coordonné avec un vétérinaire s’impose pour traiter tous les animaux exposés et assainir l’environnement afin d’éviter des rechutes en chaîne.

Repère de progression : diminution de la fréquence des selles liquides sous 48–72 heures ; test de contrôle des selles recommandé 7–10 jours après la fin du traitement pour confirmer l’éradication.

Limite : l’usage d’antiparasitaires sans diagnostic confirmé ou sans avis vétérinaire peut masquer une autre pathologie ou conduire à des erreurs de posologie. De plus, les médicaments ne protègent pas l’environnement : sans mesures d’hygiène l’animal peut être recontaminé.

Insight final : un protocole bien mené associe traitement antiparasitaire prescrit, soutien digestif adapté et rigueur sanitaire ; c’est la combinaison qui réduit durablement le risque de rechute.

Hygiène et désinfection pour prévenir la giardiose : gestes quotidiens et protocoles à appliquer

La prévention de la giardiose repose largement sur des mesures d’hygiène ciblées qui limitent la survie des kystes dans l’environnement. Même après un traitement réussi, l’absence de nettoyage rigoureux est le principal facteur de recontamination. Voici des actions concrètes et adaptées à différents contextes domestiques.

Nettoyage des espaces et des accessoires :

  • Laver les gamelles, jouets et brosses à l’eau très chaude et avec du savon. Pour désinfecter, préférer des produits à base d’ammoniums quaternaires lorsque recommandés, ou rincer à l’eau bouillante si le matériau le permet.
  • Nettoyer soigneusement la zone périnéale du chien pendant le traitement, en limitant la dissémination des selles sur les sols.
  • Laver les textiles (paniers, couvertures) à 60 °C pour inactiver les kystes.

Désinfection des sols et zones de promenade :

  • Ramasser immédiatement les déjections et les éliminer de manière hygiénique (sacs fermés).
  • Éviter les flaques d’eau stagnante et les points d’abreuvement partagés. Donner de l’eau fraîche propre en promenade pour limiter la tentation de boire dans des sources potentiellement contaminées.
  • En collectivité (chenil, refuge), instaurer des protocoles de nettoyage plus fréquents et vérifier l’efficacité des désinfectants choisis.

Hygiène humaine et stratégie familiale :

  • Lavage des mains systématique après contact avec l’animal, les sols ou les objets potentiellement contaminés.
  • Éviter que les enfants jouent avec des animaux malades sans surveillance et sans lavage des mains immédiat.

Exemple pratique : dans une famille où deux chiens partagent un jardin, l’un est traité pour giardiose. Les propriétaires segmentent temporairement le jardin pour limiter l’accès à certaines zones, ramassent les selles plus fréquemment et déplacent les zones d’abreuvement. En parallèle, ils augmentent la fréquence de lavage des paniers et vérifient la propreté des gamelles après chaque repas.

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Repère de progression : réduction nette du nombre de kystes détectés dans l’environnement et absence de nouvelles infections chez les congénères dans les 2–4 semaines suivant l’assainissement.

Limite : certains désinfectants ménagers ne sont pas efficaces sur les kystes ; se conformer aux recommandations vétérinaires et aux fiches techniques des produits. De plus, l’éradication totale dans des environnements ouverts (parcs publics, zones humides) n’est pas réaliste ; éviter l’exposition demeure la meilleure tactique.

Insight final : l’hygiène n’est pas une option cosmétique mais la pierre angulaire de la lutte contre une infection qui profite des faiblesses de l’environnement humide et partagé.

Alimentation, probiotiques et soutien digestif : renforcer la résistance du chien à la giardiose

Si le traitement antiparasitaire vise à éliminer le parasite, l’alimentation et le soutien de la flore intestinale jouent un rôle complémentaire essentiel dans la prévention et la récupération après une infection. Une alimentation facile à digérer réduit la charge sur l’intestin et favorise une meilleure récupération des muqueuses.

Principes alimentaires utiles :

  • Privilégier une diète hautement digestible, riche en protéines de qualité et modérée en glucides simples.
  • Introduire des fibres adaptées si nécessaire pour régulariser le transit (sous avis vétérinaire).
  • Éviter les changements alimentaires brusques durant le traitement : privilégier une transition douce si l’ajustement est recommandé.

Rôle des probiotiques :

Les probiotiques sont des micro-organismes bénéfiques qui contribuent à restaurer l’équilibre du microbiote intestinal. Certaines souches sont étudiées pour leur capacité à moduler la réponse immunitaire locale et diminuer la persistance des kystes. Enterococcus faecium SF68 est un exemple de souche bénéficiant d’études et d’utilisations en médecine animale.

Compléments pratiques :

  • LAPSA DIGESTION : association de plantes digestives (artichaut, fenouil, radis noir) et de lactobacilles thermostabilisés, formulée pour soutenir le transit, réduire les troubles digestifs ponctuels et aider à la restauration de la flore.
  • Utiliser les probiotiques pendant et après le traitement antiparasitaire pour soutenir la ré-colonisation microbienne bénéfique.

Exemple concret : un chien traité pour giardiose reçoit en complément un programme nutritionnel composé d’une alimentation hypoallergénique, d’un probiotique quotidien et d’un complément à base de plantes pendant deux semaines. Le propriétaire note une amélioration de la consistance des selles et une reprise d’appétit plus rapide que pour un chien traité sans soutien digestif.

Repère de progression : amélioration de la consistance des selles en 3–7 jours ; appétit retrouvé ; énergie générale en hausse. Si aucune amélioration n’est observée ou en cas de signes persistants, réévaluer le plan alimentaire et consulter le vétérinaire.

Limite : les probiotiques et compléments n’ont pas le rôle d’antiparasitaire et ne se substituent pas au traitement. Leur efficacité dépend de la souche utilisée, de la dose et de la durée d’administration ; certaines formulations vendues sans validation clinique peuvent être moins performantes.

Insight final : coupler un traitement antiparasitaire à une stratégie nutritionnelle et probiotique adaptée augmente les chances d’une récupération digestive solide et diminue le risque de rechute.

Chiots, refuges et chiens de terrain : profils à risque et mesures sur-mesure pour la prévention

Certaines catégories de chiens présentent un risque accru de contracter la giardiose. Les chiots, les animaux vivant en collectivité (refuges, pensions) et les chiens de chasse ou d’extérieur fréquents dans des zones humides sont plus exposés. Adopter des mesures adaptées à chaque profil permet d’optimiser la prévention.

Chiots :

Les chiots ont une immunité en construction et sont particulièrement sensibles aux effets déshydratants d’une diarrhée. La surveillance est plus exigeante : vaccinologie non spécifique ne protège pas de Giardia, donc l’accent doit être mis sur l’hygiène et l’accès limité aux sources d’eau contaminée. En cas de symptômes, consulter rapidement est prioritaire.

Refuges et pensions :

Les lieux d’accueil collectif favorisent la transmission si les protocoles sanitaires sont insuffisants. Les actions prioritaires : dépistage régulier, isolement rapide des animaux symptomatiques, désinfection régulière des locaux et formation du personnel aux gestes barrières. Un plan sanitaire écrit et révisé avec un vétérinaire limite les flambées.

Chiens de chasse et de campagne :

L’exposition à l’eau de surface et aux sols potentiellement contaminés est fréquente. Les mesures pratiques : proposer systématiquement de l’eau propre en déplacement, éviter l’accès aux mares stagnantes, rincer le chien après les sorties boueuses, et surveiller la présence de symptômes pendant les semaines suivant de longues expositions.

Tableau comparatif des mesures préventives selon le profil :

Profil du chien Mesures prioritaires Alternative si contraintes (temps/budget)
Chiot Surveillance rapprochée, accès eau propre, dépistage en cas de diarrhée Lavage des pattes après chaque sortie, contrôle vétérinaire en moindre délai
Refuge / pension Dépistage collectif, nettoyage fréquent, isolement des malades Rotation des zones de couchage et désinfection ciblée des points à risque
Chien de chasse Eau propre en balade, rinçage post-sortie, surveillance après contact avec eau de surface Utilisation de gourdes portables et rinçage localisé

Repères de progression : pour un refuge, diminution des cas suspects de plus de 50 % après mise en place d’un protocole rigoureux sur 4–6 semaines ; pour un chiot, récupération d’un état hydrique normal et d’un poids stable sous 2–3 semaines.

Limite : certaines contraintes (espaces partagés, grands terrains humides, ressources limitées) rendent la prévention plus difficile ; l’accent doit être alors mis sur la rapidité d’intervention et l’éducation des acteurs (bénévoles, propriétaires, gestionnaires).

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Insight final : adapter les mesures de prévention au profil du chien maximise l’efficacité ; une approche standardisée ne suffit pas pour les chiots et les structures collectives.

Plan d’action pratique pour le propriétaire : étapes du diagnostic à la prévention quotidienne

Pour transformer la théorie en gestes utiles, voici un plan d’action concret et progressif, pensé pour un propriétaire pressé mais soucieux. Ce protocole associe la prise de décision, le suivi médical et les mesures d’hygiène pratiques.

  1. Observer et noter : fréquence des selles, aspect (mucus, couleur), appétit, énergie.
  2. Collecter un échantillon de selles sur 1–3 jours si possible (réfrigérer et apporter au vétérinaire rapidement).
  3. Consulter le vétérinaire pour un diagnostic (coproscopie, ELISA, PCR selon disponibilité).
  4. Suivre scrupuleusement le traitement prescrit (ne pas interrompre).
  5. Mettre en place l’hygiène (laver gamelles, désinfecter sols, laver textiles à 60 °C).
  6. Introduire un soutien digestif (probiotiques / complément type LAPSA DIGESTION) selon avis vétérinaire.
  7. Effectuer un test de contrôle des selles 7–10 jours après la fin du traitement si recommandé.
  8. Éduquer l’entourage (famille, promeneurs, pension) sur les gestes barrières.

Checklist rapide avant de commencer :

  • Boîtes pour conservation des prélèvements
  • Gants jetables et sacs pour déjections
  • Produits désinfectants appropriés (ammoniums quaternaires si possible)
  • Probiotiques de qualité et alimentation digestible

Repères concrets de progression :

  • 48–72 heures : amélioration visuelle de la consistance des selles.
  • Fin du traitement + 7–10 jours : test de contrôle pour confirmer l’éradication.
  • 2–4 semaines : absence de nouveaux cas dans l’entourage (pour les contextes collectifs).

Alternative pour manque de temps :

Si le propriétaire manque de temps, confier temporairement les soins à une clinique vétérinaire qui propose un suivi quotidien, ou organiser un plan avec un(e) aide à domicile pour la gestion des paniers et la collecte des déjections. Pour des contraintes budgétaires, prioriser la consultation vétérinaire initiale et les mesures d’hygiène à faible coût (ramassage immédiat des selles, eau propre).

Limite : ce plan ne remplace pas un suivi vétérinaire personnalisé. En cas de signes sévères (vomissements ininterrompus, déshydratation, état léthargique), se rendre en urgence chez le vétérinaire.

Insight final : appliquer un plan simple, mesurable et adapté au rythme de vie du foyer permet de gérer la giardiose sans panique et avec efficacité.

Erreurs fréquentes, limitations des méthodes et quand consulter un spécialiste

Plusieurs erreurs récurrentes compliquent la prise en charge de la giardiose. Les reconnaître évite les rechutes et protège l’entourage humain. Voici les pièges les plus fréquents et les recommandations pour y remédier.

Erreur 1 : arrêter le traitement trop tôt. Il est courant de constater une amélioration clinique rapide et de cesser le médicament. Risque : persistance de kystes et recontamination. Toujours respecter la durée prescrite et réaliser les tests de contrôle recommandés.

Erreur 2 : négliger l’environnement. Traiter l’animal sans désinfecter gamelles, paniers et sols mène souvent à des cas répétés. Appliquer un protocole de nettoyage ciblé et répété pendant toute la durée d’excrétion potentielle des kystes.

Erreur 3 : confondre symptômes et autodiagnostiquer. Une diarrhée peut résulter de causes multiples. Les traitements antiparasitaires non ciblés peuvent être inutiles, voire nuisibles.

Erreur 4 : minimiser le risque zoonotique. La transmission à l’humain est possible ; les familles doivent adopter des gestes simples : lavage des mains, éviter les contacts rapprochés avec les selles, entretien régulier des zones de vie.

Quand consulter un spécialiste ?

  • Chez un vétérinaire comportementaliste ? Pas pertinent pour la giardiose en tant que telle ; en revanche, si des changements d’appétit ou de comportement prolongés accompagnent la maladie, un avis comportemental peut aider à gérer le stress et l’anxiété liés à la maladie.
  • Chez un vétérinaire infectiologue ou microbiologiste ? Si les cas se multiplient dans une collectivité malgré des mesures standards, un spécialiste peut orienter vers des analyses approfondies (PCR, génotypage).
  • Urgence vétérinaire : vomissements répétés, déshydratation, chiot très jeune ou état de faiblesse marqué.

Limites des traitements et précautions :

  • Résistances : des échecs thérapeutiques existent, parfois dus à une mauvaise observance ou à des facteurs environnementaux non contrôlés.
  • Effets secondaires : surveiller l’apparition d’effets neurologiques rares avec certains médicaments (métronidazole).
  • Approche holistique : combiner traitement, hygiène et soutien digestif est souvent plus efficace que des mesures isolées.

Insight final : éviter les erreurs classiques et savoir quand intensifier la prise en charge permettent de réduire durablement l’impact de la giardiose. En cas de doute, le vétérinaire reste l’interlocuteur prioritaire pour un diagnostic fiable et une stratégie coordonnée.

Quels sont les signes qui doivent faire consulter rapidement ?

Diarrhée persistante (>48 heures), présence de mucus ou de sang, vomissements répétés, déshydratation, chiot très jeune ou animal immunodéprimé. Dans ces cas, consulter un vétérinaire sans délai.

Mon chien buvait dans une flaque : faut-il s’inquiéter ?

La flaque peut contenir des kystes. Observer le chien pendant 10–14 jours pour tout signe digestif. En cas de diarrhée ou de symptômes, consulter un vétérinaire pour un diagnostic. Ramener un échantillon de selles facilite le dépistage.

Les probiotiques suffisent-ils pour prévenir la giardiose ?

Les probiotiques aident à restaurer la flore intestinale et soutiennent la récupération, mais ne remplacent pas un traitement antiparasitaire en cas d’infection avérée. Ils sont utiles en complément, selon avis vétérinaire.

Comment protéger la famille de la transmission ?

Respecter des règles d’hygiène : lavage des mains après contact avec l’animal, gestion rigoureuse des déjections, nettoyage des surfaces et des textiles, éviter que les enfants manipulent un chien malade sans surveillance.

Dois-je changer l’alimentation de mon chien pendant le traitement ?

Une alimentation plus digestible peut aider, surtout en cas de diarrhée. Toute modification doit être progressive et validée par le vétérinaire afin d’éviter des incompatibilités ou des carences ponctuelles.

Liens utiles : Guide interne sur la giardiose chez le chien, Conseils alimentation et digestion, Bonnes pratiques d’hygiène canine. Sources externes : WSAVA, ANSES, Royal Canin.

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