Tout savoir sur le mâtin napolitain : caractéristiques et conseils

découvrez tout sur le mâtin napolitain : ses caractéristiques uniques, son tempérament, et nos conseils pour bien l'élever et en prendre soin.

Le mâtin napolitain fascine par son allure lourde et ses plis de peau qui évoquent des siècles d’histoire. Originaire de Naples, ce molosse combine une carrure impressionnante avec un tempérament protecteur : il a longtemps servi comme chien de garde, compagnon des bergers et protecteur des troupeaux. Sa silhouette massive, ses rides caractéristiques et sa démarche pesante lui donnent une présence presque théâtrale, tandis que son attachement à la famille et sa méfiance envers les étrangers en font un choix sérieux pour qui recherche un chien de garde fiable.

Ce portrait n’est pas une simple carte postale : il rappelle les réalités pratiques d’une race qui demande une éducation ferme et cohérente, des soins vétérinaires adaptés et un cadre de vie pensé pour un grand gabarit. Entre santé oculaire fragile, besoins alimentaires spécifiques et exigences d’exercice modéré mais régulier, le propriétaire potentiel doit mesurer ses capacités et son environnement avant toute adoption. Des exemples concrets, des méthodes d’éducation progressives et des alternatives réalistes sont proposés pour éclairer le choix des familles, des randonneurs ou des passionnés de molosses.

  • Origine : Italie, région de Naples ; utilisation historique : garde, guerre, troupeaux.
  • Caractéristiques physiques : très grande taille (jusqu’à 75 cm), poids élevé (jusqu’à 70 kg), peau plissée, poil court.
  • Tempérament : vigilant, loyal, territorial ; nécessite une socialisation précoce.
  • Dressage : méthode progressive basée sur le renforcement positif ; alternatives pour contraintes de temps.
  • Santé : attention aux problèmes oculaires (entropion, prolapsus de la glande nictitante), dysplasie, torsion d’estomac.
  • Cadre de vie : espace extérieur recommandé, pas adapté aux petits appartements.
  • Budget : coût initial élevé, alimentation et soins vétérinaires conséquents.

Origine et histoire du mâtin napolitain : racines italiennes et rôle historique

Le mâtin napolitain trouve ses racines dans le sud de l’Italie, autour de Naples, où il a évolué comme un molosse polyvalent. Les ancêtres de la race étaient utilisés par les Romains, parfois dans les arènes, mais aussi comme compagnons de guerre. Au fil des siècles, les fonctions ont glissé vers la garde de troupeaux, la protection des familles et des propriétés, puis vers des missions plus civiles comme chien de garde ou d’accompagnement des fermiers.

Cette histoire explique plusieurs traits : la masse corporelle importante, la peau lâche qui donne une apparence menaçante et protectrice, ainsi que l’instinct territorial prononcé. Dans les campagnes napolitaines, ces chiens s’occupaient de la garde des taureaux et des buffles, puis, avec le temps, se sont spécialisés comme protecteurs des demeures. Le rôle historique explique aussi pourquoi le mâtin se montre souvent réservé envers les étrangers et vigilant en présence d’éléments perçus comme une menace.

Au XIXe siècle, la race a failli disparaître. Des efforts de standardisation menés par des passionnés ont permis une renaissance, avec une reconnaissance officielle au milieu du XXe siècle. Mais cette réapparition a entraîné des excès : une course à l’exagération des traits (plus de rides, plus de masse) a conduit à des problèmes de santé oculaires et articulaires, aujourd’hui mieux contrôlés grâce aux pratiques d’élevage responsables.

Exemple concret : la famille d’un randonneur fictif, Luca, a trouvé un chien de garde auprès d’un éleveur italien dont la lignée conserve l’équilibre entre puissance et robustesse. Luca a choisi un chiot issu de lignées avec des tests de dysplasie et des bilans oculaires disponibles. Ce cas illustre l’importance de l’héritage génétique et d’un élevage soigné pour préserver la fonctionnalité historique du mâtin sans sacrifier sa santé.

Repère de progression pratique : lors de la recherche d’un chiot, demander au moins deux générations de certificats vétérinaires (hanches, yeux) et noter la présence de socialisation précoce. Une absence de documents sérieux est un signal d’alarme. Limite importante : l’historique ne remplace pas un examen vétérinaire individuel ; en cas d’antécédents familiaux de dysplasie ou de troubles cardiaques, orienter vers un vétérinaire spécialisé.

Insight final : connaître l’histoire du mâtin napolitain aide à comprendre ses comportements actuels et les exigences d’élevage. Cette perspective historique oriente les choix responsables lors de l’adoption et prépare à une vie partagée réaliste avec ce chien de garde imposant.

Caractéristiques physiques du mâtin napolitain : taille, robe et morphologie détaillées

La silhouette du mâtin napolitain est immédiatement reconnaissable : ossature massive, regard profond, peau abondamment plissée. Le mâle peut afficher une taille comprise entre 65 et 75 cm au garrot, et peser souvent entre 60 et 70 kg. La femelle est légèrement plus petite, autour de 60 à 68 cm, et pèse généralement 50 à 60 kg. Ces chiffres reflètent une race de très grande taille, comparable aux autres molosses mais dotée d’un profil unique.

Le poil est court, dur et serré ; il protège le corps sans exiger de toilettage intensif, mais nécessite tout de même des soins locaux réguliers à cause des plis cutanés. Les robes acceptées vont du gris plombé au noir, en passant par le fauve, le cerf (fauve intense), et le brun ; des nuances bringées sont également admises. Des marques blanches sur le poitrail et les doigts sont tolérées.

La tête du mâtin est une composante majeure de son charme et de ses défis : large, pesante, avec des plis qui tombent sur le cou et forment parfois un double fanon. Ces plis augmentent le risque d’irritations et de problèmes oculaires. Les yeux sont sombres, enfoncés, et les oreilles, petites et tombantes, renforcent l’expression sévère. La queue est épaisse à la base, s’amincissant vers l’extrémité.

Exemple thérapeutique : un élevage responsable surveille l’angle de la tête et la profondeur des plis pour éviter l’hypertypage. Un cas clinique type décrit un chien présentant un entropion (repli de la paupière vers l’œil) dû à des plis excessifs ; une correction chirurgicale s’est avérée nécessaire pour restaurer le confort oculaire. Ces interventions existent mais impliquent des coûts et une réflexion préalable lors du choix du chiot.

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Repère concret à observer chez un chiot : à 8 semaines, la tête doit être proportionnée mais non hypertrophiée ; une quantité raisonnable de plis est normale, tandis qu’une peau excessivement pendante est un signal de sélection trop orientée concours. Limite à signaler : la morphologie spectaculaire vantée par certains éleveurs peut masquer des risques de santé. Vérifier la conformité au standard avec un éleveur transparent et des tests complémentaires est essentiel.

Alternative pour personnes contraintes par l’espace : si le gabarit impressionne mais que le foyer manque d’espace, envisager des races plus compactes offrant un tempérament protecteur, ou chercher un mâtin napolitain adulte déjà équilibré en refuge (rare, mais possible). Tout projet d’adoption doit intégrer la contrainte alimentaire et vétérinaire liée à cette morphologie.

Insight final : la beauté du mâtin napolitain s’accompagne d’exigences physiques. Connaître les signes d’hypertypage et exiger des contrôles sanitaires avant adoption protège le bien-être du chien et évite des coûts sanitaires futurs.

Tempérament et comportement du mâtin napolitain : vigilance, loyauté et socialisation

Le tempérament du mâtin napolitain conjugue un fort instinct protecteur, une loyauté marquée envers la famille et une réserve envers les inconnus. Ce profil en fait un chien de garde naturel. Toutefois, sans socialisation ni éducation adaptées, ce tempérament peut se transformer en comportements problématiques : agressivité mal dirigée, territorialisme excessif, ou intolérance envers d’autres chiens, surtout entre mâles.

La socialisation précoce consiste à exposer le chiot à des expériences positives avec divers humains, animaux et environnements. Ce processus, mené progressivement, permet au mâtin de développer des réponses calmes face à l’inconnu. Par exemple, le jeune Luca a inscrit son chiot à une école canine où il a rencontré des enfants, des joggeurs et des véhicules ; la socialisation renforcée a facilité des promenades moins tendues et réduit la méfiance initiale.

Définition utile : réactivité désigne une réponse exagérée à un stimulus (aboiements, charges, sauts). Le mâtin peut afficher de la réactivité si le seuil de tolérance est dépassé. Le seuil de tolérance est la limite individuelle à partir de laquelle un chien réagit. La gestion de la réactivité implique une progression contrôlée et respectueuse du seuil.

Autre notion à connaître : le signal de calme est un comportement visant à apaiser une interaction (léchage, détour de regard). Reconnaître ces signaux chez le mâtin aide à prévenir l’escalade. Le propriétaire prudent apprend à lire ces indices pour intervenir avant que la tension ne monte.

Repère mesurable : après huit semaines de socialisation progressive, un chiot bien travaillé doit pouvoir rester calme 5 à 10 minutes en présence d’un nouvel humain sans signe de stress marqué (tremblements, aboiements intenses). Si ces repères ne sont pas atteints, une approche spécialisée avec un éducateur est recommandée. Limite : la socialisation excessive ou mal conduite peut surstresser le chiot ; l’objectif est la qualité des interactions, pas la quantité brute.

Alternatives pratiques : pour un propriétaire manquant de temps, la garde partagée avec un membre de famille ou un dog sitter expérimenté peut garantir des rencontres régulières avec d’autres chiens. Pour un chien sensible, privilégier des rencontres en environnement contrôlé et utiliser le renforcement positif (récompense de comportements souhaités) plutôt que la contrainte. Définition : le renforcement positif consiste à augmenter la probabilité d’un comportement en associant une récompense à ce comportement.

Insight final : la clé du succès est une socialisation adaptée à la personnalité du chien, une lecture attentive des signaux de calme et une éducation cohérente. Le mâtin napolitain rendra loyauté et protection à la hauteur de l’investissement éducatif consenti.

Dressage et éducation du mâtin napolitain : méthodes progressives et alternatives

Le dressage du mâtin napolitain doit s’appuyer sur une méthode progressive, claire et respectueuse. La méthode principale recommandée est le renforcement positif, complétée par de la désensibilisation et du contre-conditionnement si nécessaire. Définition : la désensibilisation consiste à exposer graduellement le chien à un stimulus problématique sous un niveau qui n’entraîne pas de réaction, tandis que le contre-conditionnement vise à associer ce stimulus à une émotion positive.

Étapes de la méthode principale (liste opérationnelle) :

  • Installer un cadre simple : routines, règles claires, récompenses prédictibles.
  • Commencer par des séances courtes (5–10 minutes) et fréquentes pour établir l’attention.
  • Apprendre les ordres de base (assis, couché, marche au pied) avec renfort immédiat et récompense.
  • Socialiser en présence contrôlée, augmenter progressivement la difficulté.
  • Introduire des scénarios de garde : simuler visiteurs, bruit soudain, et récompenser la réponse calme.

Exemple concret : un propriétaire, Anna, a travaillé la marche en laisse avec son mâtin à l’aide d’une technique de récompense intermittente. Au début, chaque pas pertinent était récompensé, puis la fréquence des récompenses a diminué pour stabiliser le comportement. En trois mois, la marche est devenue plus fluide, avec des repères mesurables : promenades de 30 minutes sans tirage excessif ni aboiements répétés.

Alternatives selon contraintes :

  • Manque de temps : sessions courtes et fréquentes (3 à 5 minutes) intégrées aux routines quotidiennes (avant repas, après sortie).
  • Chien sensible : travailler dans un cadre très contrôlé, utiliser des renforcements alimentaires de haute valeur et diminuer les distractions.
  • Propriétaire novice : recourir à des cours collectifs encadrés par un éducateur certifié ou à des sessions individuelles pour établir une base solide.

Précautions : ne pas employer de méthodes coercitives. Les punitions physiques ou humiliantes risquent d’augmenter la méfiance et la réactivité. Si le chien montre des signes persistants d’agressivité ou de peur (blocage, morsures, détresse), orienter vers un vétérinaire comportementaliste. La limite est claire : l’éducation standard ne remplace pas l’intervention spécialisée en cas de comportements sévères.

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Repère de progression : mesurer la durée de maintien du calme face à un stimulus nouveau (par ex. visite à domicile). Un progrès réaliste : après six semaines de travail régulier, le chien reste calme 3 à 5 minutes lors d’une visite sans signe de stress majeur. Ce repère n’est pas une garantie mais un jalon pour évaluer l’efficacité de l’entraînement.

Insight final : une éducation réussie repose sur la patience, la cohérence et l’utilisation de méthodes qui respectent le seuil de tolérance du chien. Le mâtin napolitain répond bien à un leadership calme et à une routine prévisible.

Alimentation et besoins nutritionnels du mâtin napolitain : éviter les pièges

L’alimentation du mâtin napolitain doit être adaptée à sa taille, son stade de vie et son niveau d’activité. En période de croissance, un apport énergétique renforcé est nécessaire sans toutefois provoquer une croissance trop rapide, qui augmenterait le risque de troubles articulaires. Une nourriture pour chiots de grande race est recommandée jusqu’à la fin de la croissance.

Points clés : privilégier une nourriture où la viande figure en premier ingrédient, limiter les additifs et les céréales de faible valeur nutritionnelle. Les croquettes pour grandes races fournissent souvent un ratio phospho-calcique équilibré, utile pour le développement osseux.

Risques spécifiques :

  • Torsion d’estomac (GDV) : les races profondes et larges sont plus exposées. Répartition des repas en 2 à 3 prises par jour et repos calme après les repas réduisent le risque.
  • Surpoids : augmente les contraintes articulaires ; surveiller portions et activité.
  • Carences : un régime maison mal équilibré peut manquer de nutriments essentiels ; consulter un vétérinaire pour un plan adapté.

Exemples pratiques : pour un adulte de 60 kg avec activité modérée, une ration quotidienne de croquettes premium peut varier entre 600 et 900 g selon la densité calorique. Ces valeurs sont indicatives ; la balance corporelle (côtes palpables, taille visible) doit guider les ajustements.

Alternatives pour contraintes budgétaires : choisir une marque milieu-haut de gamme, privilégier des promotions sur des gros conditionnements, ou composer avec un vétérinaire une ration maison équilibrée. Limite : les économies trop drastiques sur la qualité alimentaire se paient souvent en consultations vétérinaires supplémentaires.

Repère de progression : vérifier l’indice de masse corporelle du chien toutes les 4 à 8 semaines ; une perte ou prise de plus de 5 % en peu de temps nécessite un réajustement. En cas de vomissements répétés, de ballonement ou de signes digestifs, consulter rapidement ; la torsion d’estomac peut être une urgence vitale.

Insight final : une alimentation pensée pour la grande race, fractionnée et de qualité, est un pilier de santé pour le mâtin napolitain. Anticiper le budget et planifier des contrôles vétérinaires réguliers limite les risques et prolonge la qualité de vie du chien.

Exercice et mode de vie : quelle activité pour ce chien de garde imposant ?

Le mâtin napolitain n’est pas un athlète infatigable, mais il a besoin d’un exercice régulier et adapté à sa morphologie. Des promenades quotidiennes riches en stimulations olfactives sont prioritaires pour le bien-être mental et la prévention de l’ennui. Les balades lentes, les randonnées modérées et les sessions de renforcement mental sont préférables aux efforts intenses et prolongés qui sollicitent trop les articulations.

Exemples de routine : deux sorties de 30 à 45 minutes par jour, complétées par des jeux calmes (recherche d’objets, pistes olfactives). Les longues courses ou sauts répétés sont à éviter surtout chez les jeunes en croissance. Les propriétaires qui aiment les activités d’extérieur pourront alterner randonnées et temps de repos actif pour préserver les articulations du chien.

Cas pratique : Luca, randonneur, planifie des randonnées hebdomadaires adaptées (durée 2 heures mais avec pauses fréquentes et terrain varié). Le mâtin apprécie la découverte, mais des périodes de repos à l’ombre préviennent la surchauffe, fatale à cette race sensible à la chaleur.

Alternatives selon contexte :

  • Vie en maison avec jardin : privilégier des promenades quotidiennes structurées et des temps de jeu modéré dans le jardin.
  • Vie en appartement (non recommandé) : multiplier les sorties en laisse et les stimulations mentales ; envisager un dog sitter ou des promenades supplémentaires.
  • Propriétaire très occupé : dog walker certifié ou sessions de socialisation en pension de jour spécialisées pour grands chiens.

Précautions : ne pas forcer le chien après un repas ; adapter l’effort selon la température extérieure ; surveiller signes de douleur ou de boiterie après l’effort. Limite : les molosses avec antécédents de dysplasie ou autres problèmes orthopédiques exigent des programmes d’exercices personnalisés élaborés avec un vétérinaire ou un kinésithérapeute animalier.

Repère mesurable : la capacité à effectuer une promenade de 30 minutes sans boiterie ni fatigue excessive est un bon indicateur de forme. À l’inverse, un refus systématique de se déplacer ou une boiterie après l’effort nécessite une évaluation vétérinaire.

Insight final : l’objectif est d’offrir une activité suffisante pour l’équilibre mental sans compromettre la santé articulaire du chien. Le bon dosage est progressif, personnalisé et respectueux des spécificités du mâtin napolitain.

Soins et santé du mâtin napolitain : surveillance oculaire, articulations et prévention

La santé du mâtin napolitain exige une vigilance particulière. Parmi les sujets fréquents figurent les problèmes oculaires liés aux plis (entropion, prolapsus de la glande nictitante), les affections dermatologiques, la dysplasie de la hanche, et le risque de dilatation-torsion gastrique (GDV). Ces risques impliquent des bilans préventifs et des contrôles réguliers.

Les propriétaires doivent privilégier des éleveurs qui pratiquent des tests de dépistage (radiographies hanches/coudes, examens ophtalmologiques) et qui fournissent des certificats. En cas d’hypertypage visible (rides excessives), demander un avis vétérinaire avant adoption est recommandé.

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Exemple clinique : un chien présentant un prolapsus de la glande nictitante reçoit une prise en charge chirurgicale spécifique (techniques de repositionnement) ; le recours à la chirurgie est courant mais doit être anticipé lors de l’estimation du budget santé. Un autre cas fréquent : la dysplasie de la hanche détectée chez un adulte nécessite un suivi orthopédique et parfois une intervention chirurgicale ou des adaptations de l’activité.

Prévention pratique :

  • Examens ophtalmologiques annuels si antécédent familial.
  • Contrôles orthopédiques et radiographies si boiterie ou douleur persistante.
  • Alimentation fractionnée et évitement d’exercice intense après les repas pour limiter le risque de GDV.
  • Soins cutanés réguliers : nettoyage des plis, séchage soigneux après bain.

Limites et orientation professionnelle : pour des symptômes sévères (perte de vision, boiterie chronique, signes cardiaques), orienter promptement vers un vétérinaire, et le cas échéant vers un vétérinaire spécialiste (cardiologue, ophtalmologue, orthopédiste). La santé du mâtin peut nécessiter un suivi multidisciplinaire.

Repère de progression : tenir un carnet de santé et noter tout changement mensuel (appétit, mobilité, fréquence des infections cutanées). Une diminution des épisodes d’irritation oculaire après une hygiène régulière est un signe d’amélioration. En revanche, la persistance de rougeurs et de larmoiement justifie un examen plus poussé.

Insight final : la longévité (8–10 ans en moyenne) et la qualité de vie du mâtin dépendent largement de la prévention et d’un suivi vétérinaire adapté. Investir dans des bilans préventifs et une alimentation de qualité est payant à long terme.

Adoption, budget et conseils pratiques pour vivre avec un mâtin napolitain

Adopter un mâtin napolitain est une décision qui engage sur le plan financier, logistique et émotionnel. Le prix d’achat varie en fonction du pedigree et de la conformité au standard ; il se situe souvent autour de plusieurs milliers d’euros. Le coût réel inclut l’alimentation, les visites vétérinaires, l’assurance santé animale éventuelle, la prévention des maladies et des interventions chirurgicales si nécessaire.

Avant l’arrivée du chien, il faut préparer un espace adapté : couchage robuste, gamelles surélevées pour le confort, barrières si nécessaire, et une zone ombragée pour l’été. Les transports imposent une caisse ou un hamac de voiture solide, et les promenades demandent un harnais robuste et une laisse adaptée aux grands gabarits.

Tableau comparatif des méthodes selon profil du chien :

Profil du chien Méthode principale recommandée Alternative Repère de progression
Chiot socialisé Renforcement positif + socialisation dirigée Cours collectifs encadrés Réponse calme à visite après 6 semaines
Chien sensible Désensibilisation + contre-conditionnement Sessions avec éducateur en privé Diminution des signes de stress en 8 semaines
Chien réactif Programme structuré avec spécialiste Gestion en laisse et environnement contrôlé Réduction des accès de réactivité observables

Checklist avant adoption :

  1. Vérifier les certificats sanitaires (hanches, yeux) fournis par l’éleveur.
  2. Confirmer la socialisation précoce et les habitudes de l’élevage (contact avec humains/animaux).
  3. Planifier le budget annuel (nourriture, soins, assurance).
  4. Préparer l’espace et l’équipement adapté.
  5. Se renseigner sur la réglementation locale (certaines zones peuvent restreindre ou interdire la race).

Liens utiles pour approfondir le choix d’un élevage responsable ou envisager un cadre de vie proche de la mer :

Consulter un témoignage d’élevage et de vie au quotidien sur Mâtin de Naples : entre douceur et charme méditerranéen peut aider à visualiser un projet d’adoption.

Pour comparer la taille et le gabarit avec d’autres grands chiens, voir des repères sur le plus grand chien du monde.

Autre conseil pratique : vivre à proximité d’un espace naturel bien clôturé simplifie la gestion quotidienne. À l’inverse, dans un milieu urbain restreint, une réflexion approfondie est indispensable. Certaines régions tolèrent mieux la présence de grandes races ; d’autres imposent des restrictions. Vérifier la réglementation locale avant toute adoption est un acte responsable.

Insight final : l’adoption d’un mâtin napolitain réussie repose sur une analyse honnête du foyer, un budget réaliste et la recherche d’un élevage transparent. La récompense est un compagnon fidèle et protecteur pour ceux qui savent répondre à ses besoins.

Comment progresser à votre rythme avec un mâtin napolitain ?

Progression structurée : fixer des objectifs réalistes et mesurables. Par exemple, débuter par 5 minutes d’exercice mental par jour la première semaine, augmenter à 10 minutes la semaine suivante. Mesurer les progrès par la régularité (séances réalisées) et par des critères comportementaux (moins d’aboiements, marche au pied plus stable).

Actions immédiates :

  • Planifier une visite vétérinaire complète et demander les bilans recommandés.
  • Établir une routine quotidienne (repas, promenades, temps calme).
  • Identifier un éducateur canin certifié si l’expérience manque.

Repères de progression concrets :

  • Après 4 semaines : le chien accepte la laisse et marche sans tirage excessif sur des distances courtes.
  • Après 8 semaines : baisse notable de la réactivité face à des stimuli modérés.
  • Après 12 semaines : gestion des visites à domicile plus sereine.

Limites et aides : si l’un de ces repères n’est pas atteint, envisager un accompagnement professionnel. Pour les problèmes de santé, orienter immédiatement vers un spécialiste. La patience et la régularité sont les meilleurs alliés.

Insight final : en progressant étape par étape, avec des repères clairs et des alternatives si besoin, la cohabitation avec un mâtin napolitain devient accessible, sécurisante et gratifiante.

Quel espace minimum pour un mâtin napolitain ?

Le mâtin napolitain préfère une maison avec jardin bien clôturé. La vie en appartement est déconseillée. Un terrain sécurisé et des promenades régulières sont nécessaires pour son équilibre.

Quelle alimentation pour éviter la torsion d’estomac ?

Fractionner les repas (2-3 prises par jour), éviter l’exercice intense juste après le repas, choisir une alimentation de qualité adaptée aux grandes races. En cas d’antécédent familial, consulter un vétérinaire.

Comment socialiser un chiot mâtin napolitain ?

Exposer progressivement le chiot à des personnes, animaux et environnements variés, en privilégiant des expériences positives et courtes. Une école canine et des rencontres contrôlées aident à stabiliser le tempérament.

Quels sont les signes qui doivent conduire chez le vétérinaire ?

Signes d’urgence : difficultés respiratoires, douleur aiguë, vomissements persistants ou ballonnements (risque de GDV), symptômes oculaires sévères (douleur, écoulement purulent), boiterie importante.

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